| Sub Yu fait son grand écran |  |  Dans Les Insoumis, Eric Neuhoff dresse le portrait de cinq hommes hors du commun, surdoués. Ils sont tous morts jeunes, fauchés par la maladie. Maurice Ronet, Pascal Jardin, Jean-Pierre Rassam, Paul Gégauff et Dominique de Roux, tour à tour scénaristes, acteurs, producteurs, écrivains. Ils ont été des météores de leur temps. Dans les années soixante, soixante-dix, il n'y a pas si longtemps, et pourtant ça fait une éternité. « Il fallait que chaque matin leur donne une idée de l'infini. » écrit Neuhoff. Pour eux « il était important de dilapider son argent, de gaspiller ses dons, de massacrer ses amours ». Chez ceux-là, « les verres ne restaient pas longtemps vides.» Le sérieux : à consommer avec modération. Entre les lignes l'auteur nous dit bien que ces trajectoires étaient empreintes d'une certaine désespérance : « au fond d'eux-mêmes, ils avaient sûrement deviné quel était le vrai visage de l'homme. Ça n'était pas beau à voir. » Neuhoff doit se relever la nuit pour rester auprès de ces fous furieux, ces empereurs de l'instant. Il doit revoir pour la énième fois le Feu Follet, relire Jardin et retourner se coucher réconforté. Maurice Ronet est mort dix-sept fois à l'écran. En 1980, avant de mourir pour de bon, il joue un truand dans La Balance. Il se fait buter par Philippe Léotard, un autre zèbre celui-là. Les Insoumis d'Eric Neuhoff chez Fayard. 16€ Alexis de VANSSAY |  Théâtre du Gymnase 38, boulevard Bonne Nouvelle 75010 ParisDu mardi au samedi : 20H Dimanche : 16H30Réservations : 01 42 46 79 79www.theatredugymnase.com |
Le siècle sera féminin... ou ne sera pas !
Mais non il ne s'agit pas d'une prophétie de Paco Rabanne, mais du nom de la nouvelle pièce actuellement à l'affiche du théâtre du Gymnase ! Les auteurs de cette comédie, Nathalie Vierne et Dominique Coubes n'en sont pas à leur premier essai, puisqu'ils ont déjà écrit à 4 mains, le long métrage « 7 ans de mariage » en 2003 avec Catherine Frot et Didier Bourdon, puis tout récemment « Jupe obligatoire » qui a reçu le prix Raimu en 2008.
L'action se situe de nos jours, à la veille d'une élection présidentielle dans un immeuble parisien où cohabitent treize personnages d'horizons différents. En ballottage dans cette élection : une femme aux idées de gauche et un homme de droite (ça doit vous rappeler vaguement quelque chose...). Du coup les habitants de cet immeuble sont en ébullition. Que va-t-il se passer dans l'isoloir ??? C'est évidemment le prétexte idéal pour aborder les rapports et les conflits de pouvoir hommes/femmes !
La galerie de portraits de cette comédie satirique, est aussi éclectique que sa distribution. Vous y trouverez Charlotte Valandrey et Philippe Lellouche en couple de riches bobos, un Vincent Moscato truculent et rigolard en gardien de square, un Doc Gynéco plus vrai que nature qui n'aura pas eu besoin de travailler beaucoup son jeu.
Une mention spéciale à l'humoriste Maxime qui campe avec brio, le rôle d'un banquier macho. Il serait dommage de passer sous silence l'originalité de la mise en scène réalisée par les auteurs et qui permet aux spectateurs de voir se dérouler l'action, simultanément dans trois des appartements de l'immeuble.
Bref vous l'aurez compris, il ne s'agit pas là d'une pièce philosophique, mais les comédiens s'amusent et nous amusent. Vous passerez à coup sûr un moment de franche rigolade... Et par les temps qui courent, c'est toujours bon à prendre !
Laurence FERET
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En Warren Zavatta... Un nez rouge en héritage !
Pas si simple d'être le petit fils d'Achille Zavatta, surtout lorsque l'on ne possède pas toutes les dispositions pour ce métier... Pas assez souple pour être acrobate, souffrant de vertige pour le trapèze, peu attiré par les cerceaux, les balles et autres colombes. Bref ça n'était pas gagné ! Mais il y a l'enfance passée sur les routes entre caravanes et chapiteaux... Les longues répétitions quotidiennes... Et puis la fascination pour ce grand père charismatique, plus intéressé par sa passion du cirque et des femmes que par sa famille.
Le jeune Warren se voyait à la Comédie française, interprétant les grands rôles du répertoire... Bien loin de la piste ou de la cage aux lions ! A 18 ans il prend de la distance au propre comme au figuré. Il fait la manche à New York, le clown à Moscou, le meneur de revue au Paradis-Latin de Paris... Puis décide de se raconter dans ce premier spectacle autobiographique. La carapace qu'il s'est forgée au fil de ses années d'apprentissages, se fissure pour laisser place à son être profond, tendre et poétique.
Interpellant le public dans son costume de Monsieur Loyal dépoussiéré, il jongle, joue du saxo, exécute des tours de magies et fait de nous, les témoins de son histoire où se mêle amour et désamour pour ce monde dans lequel il n'avait pas choisi d'évoluer et qu'il a appris à aimer. Un spectacle d'1H20, à la fois insolent, drôle et tendre.
Laurence FERET
|  « Warren Zavatta, ce soir dans votre ville »Du mercredi au samedi : 19H30 Dimanche : 15H VINGTIEME Théâtre 7, rue des Platrières 75020 Paris01 43 66 01 13 Métro : Ménilmontant |
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Laurence Feret / Sylvie Bouche01/05/2009
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« Histoires Minute », 24 histoires accompagnées d'une bonne dose d'amour, d'une pincée d'humour, d'un zest de frisson et de beaucoup d'imagination * Isabelle de Botton revient seule en scène dans « Moïse Dalida et moi » * Il vous reste quelques jours pour découvrir au Guichet Montparnasse « Sade / Nietzsche » * « Salle des fêtes », une fois de plus Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff réussissent à nous embarquer... |
Laurence Bagot / Laurence Feret01/04/2009
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La journée de la jupe : film de Jean-Paul Lilienfeld avec Isabelle Adjani * « Rose » ou le destin d'une femme : pièce écrite par Martin SHERMAN * Bienvenue Mister Chance : réalisé par Hal Ashby avec Peter Sellers, Shirley MacLaine, Melvyn Douglas * Carbon Silicon : rock tranchant typiquement anglais * Black Rebel Motorcycle Club : cocktail détonnant de guitares déglinguées. |
Laurence Feret01/03/2009
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MEKTOUB CYRANO est une pièce sur « l’identité ». Son auteur, Aziz HELLAL, « rend compte » de ce qu’il a pu vivre et observer tout au long de son parcours personnel. Sa pièce fait écho à la création, il y a deux ans, du « Ministère de l’identité et de l’immigration ». |
Fanny Lasserre01/02/2009
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Hommage de Thierry Vasseur : « Je l'ai rencontré dans les années 70. Il chantait Je m'éclate au Sénégal avec Martin Circus, j'avais 13 ans, c'était un de mes premiers vinyles ». |
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