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J'ai 32 ans, je suis catholique pratiquante, le vendredi saint, je bois de l'eau et je mange du pain, le dimanche, c'est la fête. Pour sa copine laïque, un peu agacée, Pâques ne représente rien d'autre que des oeufs en chocolat.
Les oeufs en chocolat, du pain béni pour une tokyoïte qui en offrira à sa famille. Au Japon, Pâques n'existe pas mais ils adorent se faire des petits cadeaux : les « omyagé ». D'ailleurs, un jeune couple musulman garde le côté ludique des chocolats pour leurs enfants.
Au détour d'un parvis, un sexagénaire évoque l'épaule d'agneau servie le dimanche mais il ne souhaite pas entretenir le souvenir. Le curé, lui, jeûne le vendredi saint, il boit juste un bol de café.
Un homme pressé, précise être juif, il mange du pain azyme sept jours avant Pâques et part à Jérusalem. La fête se ressent là-bas, pas ici.
Une Polonaise se souvient du "barszcz" le petit déjeuner servi le dimanche, composé de bouillon de pain, de charcuterie, de raifort frais et d'œufs divers et variés.
Des oeufs, des vrais oeufs peints à la main, le cadeau d’un couple de Dubrovnik à un étudiant qui prenait l'avion. Ils sont arrivés entiers. Un miracle, non ?
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