
| [A] Michel Pépy |  | | [B] Erwin Olaf | La grâce d'un imaginaire profond |  Michel Pépy a reçu la grâce d'un imaginaire profond, débridé, mais doucement discret pour ne laisser apparaître que pointes d'humour et ironies. Aux carrefours de ses collages, il fait preuve de l'élégance décapante de ceux qui savent avant de naître qu'il n'y a rien à prouver, presque rien à dire, encore moins de révolte et de désespérance à crier. Il a pris son temps pour être intemporel, pour traverser les paysages de l'analyse avec l'élégance d'un enfant philosophe, simplement gâté pour créer d'abord les objets du quotidien, sans illusion sur le temps qui efface les besoins et les manques. Puis, l'âge venant, au dessin précis il a préféré les collages attentifs trop bien faits pour être totalement honnêtes. Sans âge, les collages qu'il réalise lui ressemblent, on les rencontre, on est séduit, sans être bouleversé. Notre mémoire est flattée d'y découvrir les pans de notre culture. Notre regard est amusé, il y découvre le plaisir des formes, des couleurs élégantes et croit y lire une histoire décousue mais assez énigmatique pour y caler nos rêves dans un sommeil profond où ceux-ci pourraient bien devenir de délicieux cauchemars. Il lui semble juste de dessiner sur le papier, ses évidences de mortel. D'autres choisissent des expressions plus viscérales mais pas obligatoirement plus efficaces. Il lui suffit de regarder pour comprendre les règles essentielles. Reste alors à faire voir les rapprochements étonnants et amusants, parfois provocateurs que réservent les rencontres de nos mémoires cultivées et les hiatus des images. Ici l'artiste a le déguisement de son imaginaire au fil des ciseaux pour confesser, comme un péché véniel, un tout petit orgueil de ne pas savoir faire mieux que de coller comme un élève appliqué, les images glanées dans l'imaginaire des autres, petits et grands. Essentielles et futiles, Michel Pépy met tout un monde dans un sac à malices. Philippe Renaud www.cabinet-noir.com |  La technique, particulière, est la suivante :- Un carton très épais, contrecollé. - Un papier pelliculé, glacé, de couleur est fixé à la presse sur ce fond. - La composition est exécutée uniquement avec des papiers découpés au hasard des recherches, des compilations et des trouvailles. Chaque morceau découpé est fixé, collé l'un après l'autre tout en respectant une composition harmonieuse des formes, des couleurs et des sujets. - Après nettoyage des résidus de colle une mise sous presse s'impose jusqu'à séchage complet. - Une reprise aux crayons de couleur est nécessaire, d'abord pour effacer tous les contours visibles, ensuite pour donner de l'éclat et créer des ombres et des lumières sur l'ensemble du tableau. - Une fois mis sous verre, le tableau ne bougera plus et ne s'altèrera pas. - Les collages présentés sont tous des œuvres originales et uniques. - Les dimensions sont, pour la plupart, de 50x65 cm certains font 40x50 cm et quelques autres 30x40 cm. - Tous peuvent être vendus, soit encadrés avec verre de protection, soit non encadrés. |  | Michel Pépy est né à Paris en 1938. Graphiste de formation, il suit des cours à l'Ecole Estienne, travaille quelques mois dans une agence de publicité avant d'intégrer la petite entreprise familiale, spécialisée dans la création et la fabrication d'objets de décoration.
Il participe à de nombreux salons professionnels (Ateliers d'art, Bijhorca, Salon du meuble, Salon du luminaire) et côtoie des céramistes, maîtres verriers, ébénistes et artisans d'art. Dans les années 90, il ouvrira un magasin d'antiquités spécialisé dans les arts de la table et les céramiques des années 50.
Parallèlement, durant toute cette vie professionnelle, il dessinera et créera des "collages" qu'il exposera. Les collages sont exécutés sur cartons épais contrecollés ; la technique, très particulière, n'utilise que des papiers découpés, rehaussés au crayon de couleur. Les dimensions les plus utilisées sont surtout le format "raisin" 50x65cm. |  |  | | Remerciements à Julien PEPY www.julien-pepy.odexpo.com
Portraits Gisèle DIDI | | [B] Erwin Olaf |
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Fanny Lasserre01/02/2012
 | L'atelier de Li-ling Lin, rue de l'Hirondelle, à l'angle de la rue Gît-le-Cœur, porte déjà en son sein, au rez-de-chaussée d'un hôtel que François 1er a estampillé de sa salamandre en l'honneur de sa maîtresse Anne de Pisseleu, les prémices de l'œuvre cachée et intime d'une artiste peintre discrète. |
Marie Masuyer01/02/2012
 | Dans cet Est parisien où de nombreux artistes plasticiens ont trouvé la lumière et l'espace nécessaires à leur travail, nous rejoignons Xavier Wei (initialement Wei Chenhong), peintre taïwanais et français de coeur depuis 1991. Discret, incarnant au premier abord une réserve toute asiatique, Xavier parle une langue métissée mais qu'on dirait dédiée à son art : précis et perfectionniste. |
Fanny Lasserre et Thierry Vasseur14/10/2011
 | Le Cri de Edvard Munch arrache à Julie Perin un cri du cœur: « Je dis à maman à 12 ans : quand je serai grande, je serai artiste. » Une vocation précoce qui l'anime encore d'une force et d'une capacité de travail impressionnante, accompagnée d'un raisonnement profond et continuel sur le corps, sur cet instant qui perdure où la petite fille devient une femme, objet de fascination et d'interrogations qui viennent depuis nourrir son œuvre. |
Marie Masuyer12/06/2011
 | Les routes d'Elodie Lachaud sont envoûtantes et multiculturelles. Sur fond de balade solitaire, chacun s'y retrouve, entend son histoire, passe d'un monde à un autre sans jamais se perdre complètement. |
Fanny Lasserre12/06/2011
 | Sur les hauteurs de Clamart, Mïrka Lugosi nous attend. De loin, nous l'apercevons, grande, mince, délicieusement rétro. Excessivement simple et complexe, nous rencontrons une femme douce dont la réflexion pointue nous plonge dans un univers sensible et sensuel. |
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