
| [B] Jérôme Mesnager |
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| [A] Jérôme Faillant Dumas |
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L'énergie et la lumière
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Un homme tout simplement, tel le personnage blanc qu’il peint, sans équivoque, plein d’une grande poésie. Un corps blanc : « la couleur initiale de la toile vierge, du papier, du support où tout est à dire et à peindre ». Un assemblage de quelques traits de pinceaux : sa signature.
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C’est un homme blanc qui parcourt le labyrinthe des rues de Paris et le monde : New York, la Chine, la Guyane, Moscou... Pourquoi pas l’univers, puisqu’il veut s’échapper, courir encore plus loin avec toujours plus de légèreté et de finesse ? « Et si je traçais un immense parcours sur la planète, ce serait vraiment intéressant (…) Et qui le saurait ? » Peut-être les étoiles qui apparaissent et meurent, trouant l’obscurité, à l’instar du corps blanc. Quelquefois il demeure des dizaines d’années sur un mur, parfois quelques jours. Les palissades, la roche, la pierre, le métal rouillé, le papier, l’étoffe d’une robe, rien ne l’effraie. Il danse. Il s’est évadé de la toile la première fois le 16 Janvier 1983, Porte de Clignancourt : « je trace avec mes doigts et un peu de peinture blanche des silhouettes ».
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 C’est magique, alors il continue. Jérôme Mesnager n’a que 21 ans et son ombre claire ne le quittera plus. Il fait même des rencontres étonnantes : un homme en pardessus noir coiffé d’un chapeau noir avec un parapluie rouge. C’est la création de Némo. L’homme blanc est bien heureux de cette amitié nouvelle en négatif. Il se pare, lui aussi de couleurs, en toile de fond bien sûr ! Et quelques années plus tard voilà qu’il croise des animaux : des girafes, des tigres, sur les murs, dans les rues, tout comme lui et l’homme en noir. Ce sont les œuvres de deux peintres de rues, Mosko et associés. C’est beau. La ville devient pleine de fantaisie. L’homme en blanc veut gommer la morosité, mettre de la lumière, de la grâce, du mouvement dans la grisaille urbaine, laisser son empreinte aux quatre coins du monde, être langage universel et ne jamais vieillir. Le voilà qui rencontre une écriture différente à travers Nemo et Mosko et associés. Ces quatre-là font de grandes choses ensemble, ils conjuguent leur talent pour travailler le monde au corps. Ils créent de concert. Ils s’accompagnent, se confrontent. Un nouvel univers prend forme. Les réverbères, les portes, les fenêtres comme des trompe-l’oeil nous surprennent. Silhouettes magiques qui font illusion. Pirouette artistique : le street art s’expose dans les galeries. L’homme en blanc rentre souvent dans l’atelier de son créateur et se prête au jeu du châssis. De dos toujours, il regarde ailleurs, il n’a jamais l’air de se sentir enfermé. Courant d’air expérimental qui nous décoiffe et fait claquer les portes. Pas moins de dix expositions pour l’année 2009 ! Incroyable parcours de ce corps blanc qui fête ses 25 ans de balades autour du globe. Toujours la même fraîcheur et le renouvellement de son geste dynamique, sensuel, amoureux de la vie qu’il mène, il nous entraîne avec beaucoup de bonheur dans son sillage blanc, le chemin d’une comète qu’il ne faut pas perdre de vue. Jérôme Mesnager ? Un homme tout simplement. Je vous l’ai dit, il est comme l’homme blanc. Il aime le vent, il aime écrire, il aime regarder la tête penchée d’un iris dans un vase et se demander s’il a des yeux. C’est un aventurier, une étoile qui, en tombant du ciel, éclabousse tout autour d’elle. Lumière !
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Site web Prochaines expositions
Galerie Alexis Lartigue64, rue du Temple 75003 Paris du 19 mai au 13 juin Carré de Baudoin121, rue de Ménilmontant 75020 Paris du 15 mai au 29 aoûtGrand Palaisle 15 juin suivie d’une vente aux enchères Galerie Franck Robichez7, rue Lebeau 1000 Bruxelles à partir du 3 juinLe 2020 route de Saint-Clément 17590 Ars-en-Ré en juillet... Galerie Alexandre Léadouzeav Matignon 75008 Paris en septembre 2009 Sortie du livre20 ans qu’il court… Jérôme Mesnager. Ed Critères.
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Texte Fanny LASSERRE Photos Gisèle DIDI |
| [A] Jérôme Faillant Dumas |
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Fanny Lasserre24/03/2012
 | L'oxymore, qui crée une nouvelle réalité poétique, n'est pas une invention moderne. Corneille en a fait ce merveilleux vers dans Le Cid : « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles ». Aujourd'hui encore, son rythme syllabique comme l'imaginaire qu'il provoque, nous force à en faire référence. |
Fanny Lasserre01/02/2012
 | L'atelier de Li-ling Lin, rue de l'Hirondelle, à l'angle de la rue Gît-le-Cœur, porte déjà en son sein, au rez-de-chaussée d'un hôtel que François 1er a estampillé de sa salamandre en l'honneur de sa maîtresse Anne de Pisseleu, les prémices de l'œuvre cachée et intime d'une artiste peintre discrète. |
Marie Masuyer01/02/2012
 | Dans cet Est parisien où de nombreux artistes plasticiens ont trouvé la lumière et l'espace nécessaires à leur travail, nous rejoignons Xavier Wei (initialement Wei Chenhong), peintre taïwanais et français de coeur depuis 1991. Discret, incarnant au premier abord une réserve toute asiatique, Xavier parle une langue métissée mais qu'on dirait dédiée à son art : précis et perfectionniste. |
Fanny Lasserre et Thierry Vasseur14/10/2011
 | Le Cri de Edvard Munch arrache à Julie Perin un cri du cœur: « Je dis à maman à 12 ans : quand je serai grande, je serai artiste. » Une vocation précoce qui l'anime encore d'une force et d'une capacité de travail impressionnante, accompagnée d'un raisonnement profond et continuel sur le corps, sur cet instant qui perdure où la petite fille devient une femme, objet de fascination et d'interrogations qui viennent depuis nourrir son œuvre. |
Marie Masuyer12/06/2011
 | Les routes d'Elodie Lachaud sont envoûtantes et multiculturelles. Sur fond de balade solitaire, chacun s'y retrouve, entend son histoire, passe d'un monde à un autre sans jamais se perdre complètement. |
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