| J'aurais voulu avoir une queue |
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 Pour elle j'aurais voulu avoir une queue. Il me manquait aussi quelques bras pour mieux la toucher, et plusieurs bouches pour mieux l'embrasser. Je n'aurais jamais cru cela possible, je n'avais jamais eu de telles pensées. J'ai toujours adoré être une femme. Mais elle avait fait naître, voire réveillé un instinct viril insoupçonné qui venait se coller à ma féminité heureuse. Tantôt je m'abandonnais avec délices à ses caresses, tantôt je voulais la baiser, rentrer en elle. Je l'attendais souvent et j'imaginais comment cette fois je la toucherais, comment je la retournerais, comment je la ferais crier de plaisir, comment plus jamais elle ne pourrait se passer de moi. Quand elle n'était pas là, près de moi, je la pensais et tout mon corps la ressentait, mes pores se dilataient, mon sexe était mouillé, j'avais chaud. Et plus je la pensais et plus je la voulais. Comme si mon corps et mon esprit ne m'appartenaient plus, j'en avais perdu le contrôle, j'étais toute à elle et j'adorais ça.
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Texte Bérénice ADON Photo Gisèle DIDI |
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Etan Hallery01/06/2009
 | La nuit profonde soudain se brise d'un éclat mat. Un rayon gris que l'aube trace jusqu'à mon lit vient percuter mon rêve et j'entends comme un cri qui s'achève. Quelqu'un tambourine à ma porte ! |
Madame Bo01/05/2009
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« Ferme les yeux ». Elle se tient debout au milieu d'une chambre d'hôtel. Un hôtel de luxe dont elle croyait ne jamais connaître la volupté. « Ne bouge plus ». Elle l'entend marcher autour d'elle. Un frisson la parcourt. Elle est nue, complètement nue. Il déclenche. « J'ai capturé ta douceur. » |
Violet5501/02/2009
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Il est écrivain. C'est un penseur, tout entier contenu dans le rêve de son personnage. Je suis l'héroïne, un peu lascive, vierge comme une page qu'il reste à écrire. Je le vois se préparer un café. Je repose entre les draps, œuvre de chair. Je sens qu'il me regarde, que l'idée de m'écrire le traverse. Il me crie : « retourne-toi !». |
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