
| [A] David Lachapelle |  | | [B] Yang Yi | Surréaliste Pop |  Pour la première fois en France, la plus vaste et la plus complète exposition de David LaChapelle a lieu à l’Hôtel de la Monnaie de Paris. La complexité de son travail est ici démontrée de manière innovante. Grâce à l’utilisation de modes de fabrication à la fois industriels et de haute technologie, il crée des tableaux en trois dimensions. La dynamique engendrée par la collision de l’image, de la forme et du contenu étonne le regard. Il faut s’approcher pour y croire, presque toucher pour se rendre compte de l’invraisemblance du sujet. C’est dans la mise en scène fabuleuse de ses photos et la vivacité des couleurs qu’il se distingue. Une vidéo tournée pour cette rétrospective, nous montre son travail. Il est intéressant de regarder les photos et de s’arrêter ensuite sur la fabrication de ces oeuvres. C’est colossal. « C’est beaucoup plus drôle, si on veut photographier une fille assise sur un champignon, de fabriquer le champignon et de l’asseoir dessus, que de le faire à l’ordinateur ». À l’heure du numérique, du montage Photoshop, David LaChapelle préfère installer sa trentaine de personnages nus dans l’eau, empreints de mysticisme et de perplexité, rejouant le Déluge Universel. C’est une re-mise en scène des chefs d’œuvre de la peinture classique, une réinterprétation des scènes de la Bible. Force est de constater que David LaChapelle nous pose des questions, qu’il met en lumières les fondamentaux qui ont forgé notre culture occidentale. Il y ajoute, et avec quelle virtuosité, les techniques les plus modernes de traitement des images. Et il conjugue aussi ses inspirations au présent. Les catastrophes naturelles, tel l’ouragan de 2005 et la mise en scène de photos d’actualité prolonge l’interrogation. Le Big Mac géant qui écrase en tirant la langue une toute petite femme dont on ne voit que les jambes nous interpelle violemment sur la malbouffe. |  | Glamour, direz-vous, utilisé pour accrocher, pour attirer sans possibilité de refus le regard un peu voyeur du « client ». Mais employé pour parler racisme, quand il intervertit les deux têtes de deux femmes, l’une noire, l’autre blanche. Il démontre alors le métissage complet du monde, en un résumé implacable d’une force et d’une brièveté qu’aucun discours littéraire ne peut approcher. Plus poétique aussi, il sait laisser libre l’imagination du spectateur. Admirez Collapse in the garden, une femme, allongée, petit pistil au milieu du labyrinthe vert d’un jardin à l’anglaise, et nous rêvons à ce que nous voulons. N’est-ce pas l’ultime grandeur, de rendre, après l’avoir conquise, sa liberté à l’œil ? N’est-ce pas là, aussi, la marque d’un poète ?
Exposition rétrospective, Hôtel de la Monnaie de Paris, du 6 février au 31 mai 2009. |  | Texte Fanny LASSERRE Photos DR | | [B] Yang Yi |
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Fanny Lasserre24/03/2012
 | L'oxymore, qui crée une nouvelle réalité poétique, n'est pas une invention moderne. Corneille en a fait ce merveilleux vers dans Le Cid : « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles ». Aujourd'hui encore, son rythme syllabique comme l'imaginaire qu'il provoque, nous force à en faire référence. |
Fanny Lasserre01/02/2012
 | L'atelier de Li-ling Lin, rue de l'Hirondelle, à l'angle de la rue Gît-le-Cœur, porte déjà en son sein, au rez-de-chaussée d'un hôtel que François 1er a estampillé de sa salamandre en l'honneur de sa maîtresse Anne de Pisseleu, les prémices de l'œuvre cachée et intime d'une artiste peintre discrète. |
Marie Masuyer01/02/2012
 | Dans cet Est parisien où de nombreux artistes plasticiens ont trouvé la lumière et l'espace nécessaires à leur travail, nous rejoignons Xavier Wei (initialement Wei Chenhong), peintre taïwanais et français de coeur depuis 1991. Discret, incarnant au premier abord une réserve toute asiatique, Xavier parle une langue métissée mais qu'on dirait dédiée à son art : précis et perfectionniste. |
Fanny Lasserre et Thierry Vasseur14/10/2011
 | Le Cri de Edvard Munch arrache à Julie Perin un cri du cœur: « Je dis à maman à 12 ans : quand je serai grande, je serai artiste. » Une vocation précoce qui l'anime encore d'une force et d'une capacité de travail impressionnante, accompagnée d'un raisonnement profond et continuel sur le corps, sur cet instant qui perdure où la petite fille devient une femme, objet de fascination et d'interrogations qui viennent depuis nourrir son œuvre. |
Marie Masuyer12/06/2011
 | Les routes d'Elodie Lachaud sont envoûtantes et multiculturelles. Sur fond de balade solitaire, chacun s'y retrouve, entend son histoire, passe d'un monde à un autre sans jamais se perdre complètement. |
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