| Création du jour et de la nuit |
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Il y a très très longtemps, la nuit n'existait pas. À cette époque-là, seules les plantes croissaient sur terre. La flore se gavait de la luminosité permanente, envahissait tout l'espace et grandissait, grandissait...
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Un jour le drame arriva ; les plantes se mirent à toucher le ciel, au risque de le crever et de laisser l’inconnu s’introduire. Toutes les plantes avaient peur, elles avaient bien conscience que quelque chose d’irrémédiable allait survenir.
Madame Fougère, haute de 100 000 pieds essayait à tout prix de se faire petite et de courber au maximum ses feuilles ; elle invectivait ses amis, Mesdames les Roses, Messieurs les Platanes en leur demandant de se courber, de se courber…. Seul Monsieur le Lierre arrivait à se maintenir assez éloigné du ciel, car il avait la faculté de ramper.
Un jour Madame Fougère entendit une voix qui venait de nulle part, cette voix lui dit : « Pourquoi tant d’inquiétude, pourquoi tant d’efforts pour maintenir la vie telle que vous la connaissez ? ». Madame Fougère répondit « Si nous crevons le ciel nous allons tous disparaître et nous ne voulons pas mourir ». La voix lui répondit « Nul ne peut savoir à l’avance ce qui va se passer, et si demain sera mieux ou moins bien ». La voix s’arrêta net et plus jamais Madame Fougère, ni aucune autre plante ne l’entendit. Les plantes continuèrent à croître et l’inévitable se produisit. Le ciel se creva sous la poussée des plantes, telle une peau de serpent et le trou noir apparut.
Depuis ce temps-là, la nuit a vu le jour. Et plus clémente qu’il n’y paraît, fit un beau compromis avec le jour, lui accordant une présence journalière de 12 heures ; permettant ainsi aux plantes de continuer à puiser la luminosité dont elles avaient tant besoin et de se reposer l’autre moitié du temps. Et c’est ainsi que la cohabitation jour nuit permit le développement de la vie.
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Texte Monique MAGGIOLO Photo Gisèle DIDI |
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Guillaume Luisetti01/06/2009
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Quand je marche, il marche aussi, à deux pas de ma démence. Il me suit, il m'observe, il m'écoute, je ne peux pas le sentir. Il n'a pas de visage, pas de corps. Il ne dit rien. Il n'est que l'écho de ses pas qui me suivent inlassablement. Collé à mes talons, il est l'ombre de mon ombre. Je l'appelle Monsieur Poisseux, Betobeto-san. |
Guillaume Luisetti01/05/2009
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Un cri dans la nuit pour les morts, combien de temps ? L'oiseau noir gémit. J'entends des voix. Et ces voix ont des ailes. Toujours ce cri d'oiseau entêtant : "Itsumade! Itsumade!". |
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